La « valeur verte », un effet mesuré
Les Notaires de France publient chaque année une étude dite de la « valeur verte », qui mesure l’écart de prix entre logements comparables selon leur étiquette DPE. Le constat est constant : à caractéristiques égales, une passoire énergétique (F ou G) se vend en dessous d’un logement bien classé. L’ampleur exacte varie selon la région et l’année — mais le sens de l’effet, lui, ne varie pas.
Le calendrier réglementaire pèse aussi
La loi Climat et résilience interdit progressivement la location des logements les plus énergivores : les G depuis 2025, les F à partir de 2028, les E à partir de 2034. Un bien F ou G, c’est donc pour l’acheteur des travaux à budgéter et un horizon réglementaire — deux leviers de négociation qui pèsent sur le prix.
Un ordre de grandeur, sur un exemple local
Pour rendre l’effet concret, notre estimateur applique un ajustement de environ −7 % pour une étiquette F–G par rapport à un DPE D. Appliqué à un bien au niveau de la médiane Saint-Maur (5 926 €/m²), l’écart n’a rien d’anecdotique. C’est un ordre de grandeur modélisé, pas une décote mesurée sur les seules ventes Saint-Maur.
Ce que le DPE ne dit pas
Un DPE reste une estimation normalisée : il ne remplace pas des devis de travaux chiffrés ni l’examen des consommations réelles. Un DPE récent est le plus fiable pour négocier ; un DPE ancien mérite d’être refait. Dans notre estimateur, l’étiquette se renseigne dans les critères du bien — elle ajuste la fourchette, sans jamais prétendre à une valeur ferme.